Penses-tu que j’ai trop vite poussée
Combien d’interrogations formules-tu
Depuis ce jour où je suis venu au monde
Mère
C’est ton sang qui coule en moi
Le liquide de toute ton affection
Rubicon de toute ton attention
Celui dont tu m’as abreuvée pour que je sois
Mère
Le souffle que j’ai-je te le dais
Tu aurais pu le couper
Mais tu m’as sans chagrin choyée
Mère
Secrètement je te respecte
Que dis-je je te dois tout
Ce souffle que tu aurais pu couper
Mère
Notre amour gardons-le secret
Chaque jour cultivons notre amour secret
Loin de tout regard dans notre jardin secret
Mère
Pierre Emmanuel OMBOLO MENOGA